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 La révolte d’un corps en contorsion face à la dure réalité de l’histoire familiale.
Sur l’écran, un père parle, puis un fils. Un flot de paroles direct et émouvant. Une histoire de famille, de liens follement serrés, filmée plein cadre. Sur le plateau, Angela Laurier, grande artiste de cirque, entre en résistance face à ces images, face aux témoignages de son père et de son frère. Son corps se contorsionne comme pour vaincre cette parole, pouvoir enfin lui résister. Il ploie, craque, dit la folie, la révolte et la tendresse, témoigne des nœuds au ventre, des bleus à l’âme, mais jamais ne cède…
Déversoir est l'aboutissement d’une longue exploration de l'intimité familiale marquée par la schizophrénie d’un frère. Angela Laurier y dévoile un propos violemment intime, la lutte d’une femme pour se libérer, s’arracher à ses blessures et se redresser enfin. Les numéros de contorsion ne sont ici ni exhibition, ni pure prouesse technique mais racontent le poids du roman familial sur le corps. À ses côtés, le musicien et vidéaste Manuel Pasdelou manipule et assemble sons directs, bruitages, voix enregistrées, musique, projections vidéo… Une performance vécue comme une délivrance, qui renvoie chaque spectateur à ses propres soubresauts familiaux.
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