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 La danse défendue par Bruno Beltrão et les neuf danseurs du Grupo de Rua est atypique et puissante. Le chorégraphe brésilien questionne sa propre pratique : il fait dialoguer le hip-hop avec la danse contemporaine pour que s’invente une écriture inédite, libre et généreuse. Détournant les figures codifiées, il brise le caractère viril et démonstratif du hip-hop pour en donner une image recomposée. Les interprètes sont virtuoses, leur technique imparable.
La danse se joue ici à deux ou trois, les groupes se font et se défont dans une fluidité impeccable, dans un flot incessant de mouvements, dans une formidable énergie qui rappelle l’esprit des « battles » de breakers ou de la capoeira.
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